Il est temps d’entreprendre

Inspiré du livre de Taylor Pearson

Introduction

Je n’ai jamais été autant convaincu et définitivement poussé à me lancer en aventure. La dernière fois que cela m’est arrivé, c’est lorsque j’entamais ma procédure d’immigration pour le Canada. Ce qui allait être une vraie première pour moi en terme de changement de lieu de résidence pour le long terme. Cette fois-ci, il ne s’agit pas vraiment de lieu géographique avec tout ce qui l’accompagne (culture, habitudes, façon de penser, façon d’agir, etc). Il s’agit plutôt d’option professionnelle avec tout ce qui l’accompagne (culture, habitudes, façon de penser, façon d’agir, etc). Le livre dont je voudrais vous parler m’a littéralement convaincu d’opter pour l’entrepreneuriat. C’est le livre du jeune entrepreneur Taylor Pearson: IL EST TEMPS D’ENTREPRENDRE! Pourquoi l’entrepreneuriat est devenu le choix de la raison et comment se lancer.

Vraiment? A t-il dit «le choix de la raison»? (Relisez le titre plus haut si vous n’y avez pas prêté attention SVP). Je dois vous avouer que la version anglaise du titre et de la couverture du livre donne plutôt des sueurs froides. Par contre la version française, surtout sa couverture, vous fait un peu rêver, au point que pour un lecteur trop sérieux, il pourrait même passer son tour à la manière de quelqu’un qui juge un livre à sa couverture et ne prends plus la peine de découvrir les trésors potentiels qui s’y trouveraient. Et pourtant Taylor Pearson est d’un sérieux à vous faire vraiment remettre en cause votre choix professionnel d’employé et à vous réconforter dans le votre si vous êtes déjà entrepreneur ou si vous êtes en train de tout mettre en oeuvre pour le devenir. Quand je parle du sérieux de Pearson, je fais surtout allusion au courage dont il fait preuve en se positionnant en faveur d’un courant peu populaire qui est de clamer haut et fort que l’entrepreneuriat, qui est plutôt perçu comme la voie du risque (voire même de la témérité pour d’autres), soit la voie de la raison. Avant de vous demander pour quel camp j’ai opté, suivons plutôt le plaidoyer de Pearson.

Pour ce faire, tellement j’ai pris de notes pendant ma lecture personnelle de ce livre, que je trouve très judicieux d’aborder le sujet en autant de sections que l’auteur lui-même l’a si bien fait. Je vois déjà quelques uns qui se disent que je suis déjà vendu à la cause de Pearson.😉

  • Le salariat toucherait à sa fin. (C’est juste une question que l’auteur soulève. Ne partez pas encore en guerre.🙂)
  • Pourquoi la période des emplois toucherait à sa fin? (Là, Pearson devient sérieux! Peut-être que vous devriez commencer à vous armer pour partir en guerre.😃)
  • L’entrepreneuriat serait plus sûr que jamais. (Décidément! Pearson ne lâche pas l’affaire! Depuis quand entreprendre rime avec certitude?)
  • La longue traîne. (On verra bien de quoi Pearson parle)
  • L’entrepreneuriat, plus rentable que jamais. (OK. Sur ce point, on lui accorde tout notre crédit. Mais je vous préviens, Pearson ne mâche pas ses mots quand il s’agit de parler en faveur de l’ entrepreneuriat)

Avant de vous donner rendez-vous à la première partie, je vous laisse sur deux citations qui se logeaient confortablement dans l’ introduction du livre:

«C’est quand la mer se retire qu’on comprend qui nageait nu.»

WARREN BUFFET

«Si vous réalisez des choses qui sont sûres mais qui donnent l’impression d’être risquées, vous gagnez un avantage significatif sur le marché.»

SETH GODIN

Partie 1: Le salariat toucherait à sa fin

Avant de nous lancer dans le vif du sujet concernant la fin probable du salariat, j’aimerais préciser ceci. J’ai souvent entendu un commentaire très tranché contre les pros-entrepreneuriat disant en quelque sorte: «Tout le monde ne peut pas devenir entrepreneur. Il faut bien que certaines personnes soient employées pour faire fonctionner les entreprises.» À ce commentaire, je dis OK! Pas de stress! Ceci étant, on poursuit quand-même. Si vous permettez bien sûr. Merci.

Une chose que j’ai trouvé surprenante pour un fervent défenseur de l’entrepreneuriat, Pearson ne s’est pas lancé avec précipitation dans une pathétique croisade contre les emplois. Bien qu’il en avait les munitions nécessaires, il ne s’est pas mis à mitrailler le lecteur avec des arguments de toutes sortes pour démanteler le salariat. J’affectionne particulièrement une pensée de Steve Jobs qu’il partage avec nous. Ne vous privez pas de fusionner la lecture de ce passage avec une musique épique. Cela en vaut la peine😃. Voici ce que Steve Jobs nous fait réaliser dans Vision of the World que vous trouverez certainement sur YouTube:

Tout ce qui vous entoure et que vous appelez vie a été mis en place par des individus qui n’étaient pas plus intelligents que vous et vous pouvez changer tout cela, vous pouvez user de votre influence, vous pouvez élaborez vos propres inventions que d’autres personnes pourront utiliser. Une fois que vous avez appris cela, vous ne serez plus jamais le même.

Autre chose à ajouter, c’est ce constat que Pearson partage avec nous. Si ce n’est pas juste à votre avis, je respecte votre point de vue. Alors voici ce qu’il dit:

Nous entendons le mot «emploi» et nous imaginons quelqu’un planqué dans un box, remplissant sans réfléchir des rapports pour Procter & Gamble. Nous entendons le mot «entrepreneuriat» et nous imaginons Mark Zuckerberg, Steve Jobs ou bien encore Bill Gates.

En ce qui me concerne, il me semble que si la première phrase peut avoir plusieurs variantes selon le lecteur, la deuxième par contre aura le mérite d’avoir l’adhésion d’un plus grand nombre de lecteurs. Non?

Passons aux arguments de Pearson en lien avec le possible déclin des emplois. En passant, connaissez-vous Nicki Larson. Si oui, vous vous rappelez bien des coups de massue qu’il recevait assez fréquemment de Laura😃. Pourquoi j’en fais allusion? C’est parce que vous risquez de recevoir 3 bons coups de massue de Pearson dans les lignes qui font suivre. Mais soyez rassuré, ça fait le même effet que ceux de Laura à Nicki. Vous allez vous réveiller en meilleure forme après.

Premier coup de Massue: la mondialisation

Que pensez-vous de la mondialisation? Si on vous disait que grâce à la mondialisation le nombre de diplômés universitaires s’est considérablement accru à travers le monde. Si on ajoutait en vous disant que grâce à la technologie qui a entretenu un lien d’interdépendance avec la mondialisation pour ce qui est de leur progrès respectifs, énormément d’entreprises peuvent recruter dans le monde entier au point qu’un patron et son employé se trouvent aux deux antipodes de la planète. Cela fait toujours du sens pour vous? Sans doute que oui. Poursuivons. Savez-vous aussi que tout ce qui précède rend le marché de l’emploi hautement concurrentiel? Faites-vous le lien? Non? Voici ce que cela a pu causer et ce que ça pourrait encore causer à plus grande échelle (et on ne peut pas en prédire la limite car le monde n’aura pas fini de nous surprendre). Des emplois qui autrefois étaient bien rémunérés et réservés en quelque sorte à des personnes localisés à un endroit géographiques bien précis ne valent plus la peine d’être occupés car leur valeur sur le marché mondial a déprécié et de façon assez drastique. C’était le premier coup de massue.

Deuxième coup de massue: L’accélération de la technologie

La phrase ultime à retenir dans cette partie est celle-ci: «Le logiciel dévore». Pearson illustre merveilleusement bien cela par une anecdote. Il dit qu’il y a 10 ans, si vous vouliez envoyer de l’argent à un ami, vous deviez mettre l’argent dans une enveloppe et l’emballer dans du papier aluminium en espérant que personne ne la scanne et ne la vole au bureau de poste. Sinon, vous deviez aller à la Western Union pour l’envoyer par leur intermédiaire tout en devant vous acquitter de frais exorbitants. Il poursuit en disant: «PayPal s’est débarrassé de ces deux scénarios d’un simple clic sur un bouton».

Leçon numéro 1: la technologie ne dort pas. Elle tourne à plein régime et à une vitesse fulgurante. Vous n’imaginez pas non plus à quel point elle peut affecter votre vie aussi bien positivement que négativement si vous ne prenez pas les mesures appropriées.

Leçon numéro 2: malheureusement, nombreux sont ceux qui ratent le train et n’arrivent à s’accrocher à aucun de ses wagons. Ici, je ne parle pas simplement de manquer une opportunité. Dans notre cas cela sera également synonyme d’être de facto brouillé de la piste à l’image de Kodak qui a complètement manqué le navire de la photo numérique. Le plus curieux, c’est que Kodak a délibérément refusé de saisir le gouvernail qui lui était tendu pour être le capitaine incontestable et incontesté du bateau.

C’est à cet instant, qu’avant d’aborder le troisième coup de massue, Pearson évoque La loi de Moore: à propos des dangers d’une pensée linéaire dans un monde exponentiel. En bref il nous invite à faire attention à la tendance humaine actuelle d’aborder les questions du monde avec une approche linéaire alors que le monde lui, évolue d’une manière exponentielle. Je vous laisse approfondir par vous même cette notion. Ça en vaut la peine.

Troisième coup de massue: l’inflation des diplômes

Si vous vous demandez que c’est bien les mots «inflation» et «diplômes» qui se trouvent ensemble, rassurez vous, c’est bien ce que vous avez lu. J’ai eu la même réaction lorsque c’est moi qui était à votre place: celle du lecteur. Je me suis dit: «je croyais avoir fait le tour de cette notion d’inflation après les nombreux exposés rédigés sur l’inflation monétaire pendant mon cursus scolaire». Mais voilà… Pour vous aider à comprendre clairement comment se peut-il que des diplômes connaissent de l’inflation, je vais partager avec vous une citation du livre de Pearson et un extrait du même livre.

Parlant de l’extrait il évoque le phénomène du sous-emploi et dit ce qui suit à propos de certaines de ses victimes en Amérique du Nord: «Ce sont des personnes comme Landon et Megan, employés au sein d’un cabinet d’avocats basé à Atlanta qui demande à tous les membres de son personnel, même au préposé aux archives, d »être titulaires d’un diplôme universitaire parce qu’ « il y a plus d’offre que de demande pour les employeurs« »

On va clore cette partie avec la citation et changer de cap vers la partie 2 .

Les formations intellectuelles supérieures n’ont jamais aussi peu rapporté qu’aujourd’hui.

GARY VAYNERCHUK À SXSW, 2014

Partie 2: Pourquoi la période des emplois toucherait à sa fin?

Nous abordons maintenant la phase où, je l’espère, vous serez d’accord avec moi que Pearson fait montre d’un niveau de discernement et d’analyse peu commun. Avec ce qu’il appelle théorie des contraintes développée par un entrepreneur israélien du nom de Eliyahu Goldratt dans le livre intitulé Le but, et une rétrospection d’une qualité inhabituelle sur différentes ères économiques ayant précédé l’actuelle, Pearson me convainc de sa conclusion qui se résume dans le titre de cette section: Pourquoi la période des emplois touche t-elle à sa fin?

Selon la théorie des limites, tout système doté d’un objectif a une limite et que s’inquiéter de toute autre chose est un gaspillage de ressources. Pearson en fait une belle analogie avec le système d’envoi de courriel par publipostage. Disons que vous avez 2 employés qui sont chargés de générer les lettres et un troisième qui est chargé de les mettre sous plis afin que l’envoi final se fasse à l’adresse de chacun des destinataires. Une accumulation de lettres se produit au niveau de l’employé chargé des mises sous plis au point qu’à un moment donné, générer de nouvelles lettres n’augmentera pas le nombre de lettres envoyées à une fréquence donnée. Vous comprenez aisément que dans ce cas de figure, si l’objectif de l’entreprise est d’augmenter la fréquence de lettres envoyées dans un intervalle de temps donné, il ne sera pas efficace d’embaucher davantage dans le but de générer plus de lettres si on en fait pas autant pour la mise des lettres sous plis. En définitive selon Pearson, les limites jouent un rôle très important dans n’importe quel système, depuis notre quotidien jusqu’au fonctionnement de l’économie. Il est très important ici de retenir le terme «fonctionnement de l’économie» pour la suite. Pearson poursuit en disant ceci: «Il y a trois questions simples à se poser lorsqu’on applique le dispositif de Goldratt:

  1. Quel est le système?
  2. Quelle est la limite actuelle?
  3. Quelle est la manière évidente d’en améliorer la limite? »

Gardant à l’esprit ces 3 questions essentielles et le fait qu’on veut essentiellement s’en servir pour comprendre un phénomène relatif au fonctionnement de l’économie dans le temps, suivons l’analyse de Pearson qui s’effectue sur une période d’environ 700 ans. Ce qu’il faut comprendre est que différentes ères économiques se sont succédé et pendant que l’une connaissait l’abandon, l’autre prenait naissance. La transition devenait effective dès que la limite du système encore existant trouvait «la bonne ressource» pour être comblée. Une chose importante à ne surtout pas négliger en adéquation avec la théorie des contraintes, c’est que la «bonne ressource» devait absolument être de nature à créer une rupture clairement identifiable entre un système économique donné et le précédent. Il ne s’agit donc pas d’augmenter en terme de quantité ou même de qualité une ressource déjà existante et identifiable comme telle. La transition crée un changement de paradigme nettement définissable. Ainsi, le tableau ci-dessous vous dépeint la succession des économies selon leur période, la limite à leur progrès, le type d’économie, la révolution intellectuelle qui y a eu lieu, l’invention sociale marquante de l’époque, ainsi que la révolution sociale correspondante.

ÉconomiePremièreDeuxièmeTroisièmeQuatrième
Période1300 – 17001700 – 19001900 – 20002000 +
Limite du progrèsLa terreLe capitalTravailleurs intellectuelsEntrepreneuriat
Type d’économieAgricoleIndustrielleInformationEntrepreneuriat
Révolution intellectuelleRenaissanceSiècle des lumièresPragmatismePensée systémique
Invention sociale importanteÉtat-NationbanqueEntrepriseIndépendance
Révolution socialeRéligionPolitiqueFinanceAffaires
TABLEAU S11.1 (IL EST TEMPS D’ENTREPRENDRE, TAYLOR PEARSON) PAGE 50

À la lumière de ce tableau, ce que Pearson aimerait qu’on réalise est que nous sommes dans la quatrième économie (5ème et dernière colonne à droite). Plus encore, il veut que nous prenions conscience que ce n’est plus le travail intellectuel en soi qui constitue la ressource à acquérir davantage pour faire passer l’économie à un autre niveau, mais bien l’entrepreneuriat. Si la ressource dite «intellectuelle» répond efficacement à ce qu’il appelle «travail compliqué», nous qui sommes à l’ère du «travail complexe et désordonné» devrions y répondre au moyen de «l’entrepreneuriat» comme ressource la mieux indiquée. Pearson poursuit en rassurant le lecteur quant au fait que l’entrepreneuriat peut s’acquérir, qu’on y gagne à s’y investir, et que grâce au levier de la technologie, il est plus accessible que jamais à notre époque présente.

Ceci étant dit, j’aimerais vous rappeler une chose très importante: le monde évolue à une allure exponentielle. Gardons-nous de l’aborder avec une approche linéaire. C’est très important. Il est maintenant temps de vous rassurer davantage sur une réalité des temps modernes: l’entrepreneuriat est plus sûr que jamais. Et pour cela, rendez-vous à la partie 3.

Partie 3: L’entrepreneuriat serait plus sûr que jamais

Je ne dis pas du tout cela pour vous effrayer. Je vous le dis pour que vous en soyez conscient. Ce qui était sûr autrefois est aujourd’hui risqué. Ce qui était risqué autrefois est aujourd’hui sûr.

C’est exactement par ces phrases que Pearson termine la section que nous abordons. De quoi parle t-il au juste?

D’abord, la section aborde la notion de la visualisation négative promue autrefois par les stoïciens et reprise par la suite par Tim Ferriss l’auteur du best-seller La semaine de 4 heures, un livre que je vous suggère fortement. En bref la visualisation négative consiste à imaginer le pire résultat possible pour nous aider à prendre des décisions difficiles (comme renoncer à tout pour se lancer en entrepreneuriat 😉). Ce que les adeptes de la visualisation négative ont découvert, c’est que nous (humains) évitons souvent de faire des choix non pas parce que l’issue est mauvaise, mais simplement parce que nous ne la connaissons pas.

Ensuite le livre poursuit en mettant en opposition deux états. Le tout premier, le Médiocristan dans lequel la plupart des individus vivent, serait plutôt un état illusoire, complètement déconnecté de la réalité et malheureusement sur les bases duquel ils fondent aussi leurs décisions. Le second, l’Extrémistan, est celui qui correspond à la réalité, celui dont la plupart des individus ignorent l’existence par manque de discernement. C’est ce paradoxe qui ouvrira la voie à l’exploration du drame du dindon que décrit assez bien l’écrivain Nassim Nicholas Taleb, un personnage qui a la réputation d’être doté d’une grande lucidité et d’un discernement très aiguisé.

Dès la naissance du dindon, il est certain de la réalité selon laquelle, tant que le boucher le nourrit, tout va super bien pour lui. Et c’est ce qui arrive effectivement. Le boucher l’a toujours nourrit et continue de le faire. Selon ces données, les statistiques prédiront que tout ira toujours bien pour le dindon, ce qui mènera à une conclusion des analystes selon laquelle les données démontrent que le boucher aime inconditionnellement le dindon. Vous êtes bien d’accord, n’est-ce pas? Si le dindon, le principal intéressé est d’accord, qui pourra dire le contraire? Seulement, cet état de quiétude non fondée prendra fin au jour du Thanksgiving et malheureusement pour le dindon, il n’a jamais appris à gérer du risque et ce moment d’éveil est fatal. Ne dit-on pas en finance que même si les données du passé permettent de prédire les futures tendances, le passé n’est pas garant de l’avenir? La suite de l’extrait du livre de Taleb dit:

Le dindon reviendra alors sur sa conviction – alors même que sa conviction que le boucher adore les dindons est maximale et tout dans sa vie lui parait si calme et confortablement prévisible.

Le parallèle avec l’exemple du malheureux dindon vous semble peut-être difficile à faire? Pensez un instant à tous ces retraités qui ont vu leur fonds de pensions s’envoler du jour au lendemain à cause des défaillances du système et bien d’autres risques survenu que très tard dans leur vie, au moment où leur conviction que tout allait et ira bien était à son summum. Il arrive aussi aux entrepreneurs de perdre tout du jour au lendemain! Allez-vous peut-être riposté. Je comprends. Mais encore une fois Pearson parle de certains aspects de la vie d’entrepreneur qui font que ces exemples ne sont pas vraiment comparables. Citons-en quelques-uns:

  • Tandis que l’entrepreneur a déjà « dans ses gènes » la gestion du risque au jour le jour, et donc gère régulièrement des risques modérés et s’ajuste au fil du temps au point de ne pas recevoir de choc brutal et fatal, l’employé se pense en sécurité, n’acquérant pas d’aptitudes en lien avec la gestion de risque, et lorsque survient dans un horizon lointain un coup brutal, cela devient irrémédiablement un choc brutal qui s’avère la plupart du temps fatal pour lui. C’est ce que Taleb résume dans l’idée que «le risque réside dans l’avenir».
  • Autre élément est le fait que l’employé ne décide pas véritablement de son sort et ne fait pas grand chose pour l’influencer, car le capitaine de son navire, c’est son patron. À l’opposé, l’entrepreneur c’est avec raison qu’il peut dire: «Je suis le maître de mon destinJe suis le capitaine de mon âme».

Si vous n’êtes pas assez convaincu de la solidité du raisonnement qui précède et que vous voulez quand même sincèrement y voir juste, je vous convie vivement à non seulement lire le livre de Pearson vous-même, ne serait-ce que cette section et également à aller plus loin en lisant le livre Antifragile: Bienfaits du désordre (Les) de Nassim Nicholas Taleb. Avant de vous donner rendez-vous pour la partie 4 , intitulée la longue traîne, je vous invite à ne pas oublier. SVP. « Ne soyez pas le dindon » (ni celui du Thanksgiving, ni aucun autre, car ils y finissent tous) car «le risque réside dans l’avenir».

Partie 4: La longue traîne

Avant d’aborder cette section, je vous invite vivement à vous posez la question suivante et à la garder à l’esprit tout au long de votre lecture: «Comment des entrepreneurs deviennent riches sans les tout meilleurs diplômes?» D’après Pearson, la longue traîne est un concept popularisé par Chris Anderson dans le livre du même nom. Le concept établit que les règles traditionnelles relatives aux entreprises et à l’entrepreneuriat ont changé. OK! Dans quel sens? Après avoir raconté comment des individus insolites ont connu le succès parce qu’ils ont eu la simple brillante idée d’adapter leur toute petite activité à Internet, Pearson nous éclaire sur ce que sont les trois forces primaires de l’effet de la longue traîne.

Parmi les belles histoires de ceux qui ont bénéficié de l’effet de la longue traîne, on a celle d’un musicien du nom de Derek Sivers qui en 1998, pensait que ce serait chouette de vendre sa musique par le biais d’Internet. Cela lui a quelque peu réussi. Mais ce qui a fait que son histoire finit par se retrouver sur cette page, c’est que nombre de ses amis lui ont demandé de faire pareil pour eux. Devinez quoi! Cela donna naissance à une plateforme bien organisée et formelle que Amazon (oui Amazon… de Jeff Besos) finit par acquérir pour 22 millions de dollars. Des histoires de ce genre, il y en a énormément. Ce qu’il faut en retenir toutefois, c’est que d’une manière ou d’une autre, cela s’est rendu possible grâce au fait que la longue traîne rend l’entrepreneuriat plus accessible par le moyen de forces primaires évoquées plus haut et que je vous invite vivement à approfondir par la lecture du livre:

  • La démocratisation des outils de production qui se traduit par une baisse inimaginable des coûts de création de produits.
  • La démocratisation de la distribution dans le sens où il est plus facile et moins onéreux d’atteindre les marchés de nos jours (Pensez juste à YouTube, au podcasting, aux blogs,…)
  • De plus en plus de nouveaux marchés apparaissent tous les jours.

Une citation dont j’ignore l’auteur se paraphrase comme suit:

«Celui qui ne lit pas n’a aucun avantage sur celui qui ne sait pas lire.»

Je pensais qu’elle était de Mark Twain mais mes recherches (sur quoteinvestigator.com) me disent que c’est difficile d’en trouver l’auteur exact. L’important c’est de savoir que la citation ne vient pas de moi et qu’elle est très réfléchie😉. Alors, qu’allons nous faire de notre connaissance des forces primaires de la longue traîne. Pearson est plutôt généreux. Il nous donne non seulement un coup de main mais aussi un coup de pousse. Il nous donne quelques astuces pour plonger dans l’entrepreneuriat: la méthode en escalier (commencer à temps partiel pendant qu’on occupe un emploi pour répondre aux charges du quotidien) et l’apprentissage auprès d’un entrepreneur établi (croyez-le ou pas, lorsque le partenariat est bien défini et transparent à l’avance, la plupart des entrepreneurs sont désireux d’aider des aspirants à en devenir). Dans les deux cas il faut, pour se donner les meilleures chances de réussir, acquérir des compétences et des relations.

Vous parler du livre de Pearson me paraît être un besoin tout naturel car après l’avoir lu, mon désir était non seulement d’en tirer le meilleur parti pour devenir entrepreneur en passant aussitôt de la théorie à la pratique, mais aussi de le partager au plus grand nombre possible, pour inspirer certains parmi eux, sinon la majorité à se lancer dans cette voie et y avoir du succès. La section qui va suivre est la dernière du livre. Restez attentifs, mais surtout motivés et prêts à passer du rêve à la réalité. Mais aussi gardez les pieds sur terre et la tête sur les épaules😃.

Partie 5: L’entrepreneuriat, plus rentable que jamais

À la fin de cette partie, si vous ne vous sentez pas désireux de commencer à écrire votre histoire en tant qu’entrepreneur ou de continuer à y ajouter des épisodes aussi passionnantes les unes que les autres, honnêtement c’est OK. Vous avez le droit de faire ce que vous voulez. Par contre, si vous vous y lancez, je serai heureux d’y avoir contribué et je serai vraiment content pour vous. Ceci étant, allons découvrir les trois raisons fondamentales pour lesquelles Pearson affirme que l’entrepreneuriat est plus rentable que jamais.

Pearson aborde la question de la rentabilité de l’entrepreneuriat en évoquant dans un premier temps la perception qu’avaient les êtres humains du travail au fil du temps. Le travail a été longtemps considéré comme une activité qui s’imposait pour assurer la survie en trouvant le nécessaire pour se nourrir. Par le biais des révolutions sociales, on en est arrivé à distinguer les types de travail (travail physique et travail intellectuel par exemple). Finalement on peut bien se rendre compte que fondamentalement le travail idéal serait celui qui comblerait chez l’être humain trois motivations de base: l’argent, la liberté et le sens. Dans cette perspective, l’argent n’est qu’un intermédiaire permettant d’accéder à la richesse matérielle (nourriture, vêtements, logements,…). Alors pour Pearson, nul doute que l’entrepreneuriat est le travail qui se positionne le mieux comme étant synonyme de plus d’argent, plus de liberté et plus de sens.

  • Entreprendre procure plus d’argent

Ici Pearson nous fait constater ceci: les emplois sont fondamentalement liés au temps. Curieusement, le temps est la seule ressource vraiment limitée dans l’univers. L’alternative qu’apporte l’entrepreneuriat pour dribbler cette limite du temps est que contrairement à l’emploi qui fournit un salaire, lui, crée des actifs qui se développent sans nécessiter une intervention directe et continue.

  • Entreprendre procure plus de liberté

Tout se résume en deux choix: concevoir ou choisir. Méditer sur la question suivante peut être d’une aide inestimable: «Construisez-vous bien votre liberté ou quelqu’un la construit-il pour vous?» Pour Pearson (et je suis d’accord avec lui), «les moins libres sont ceux qui ne construisent pas leur propre réalité. Quelqu’un le fait pour eux. « Restez à l »écoute », leur dit-on avant chaque poste publicitaire et ils s’y conforment sagement. Au travail, ils se voient confier des tâches et des rôles clairement définis. Ils ont très peu de liberté pour agir sur leur réalité… Mais les plus puissants sont ceux qui conçoivent leur propre réalité et celles des autres. Ils élaborent les émissions et les produits que consomme le peuple. L’entrepreneur définit la réalité, ce n’est pas elle qui le définit. Il est engagé dans un dialogue avec sa réalité…»

  • Entreprendre procure plus de sens

Dès lors que les gens tutoient l’échec mais qu’ils grandissent, et que face au vide, ils continuent à avancer, je crois que c’est là, à ce moment précis, qu’en tant qu’êtres humains nous pouvons nous dire vivants.

SETH GODIN, START UP SCHOOL

Si vous avez déjà mener un projet personnel propre à vous et que vous êtes toujours à l’emploi, dites-moi sincèrement. Lequel de ce projet ou de l’emploi que vous occupez vous a procuré le plus de satisfaction et s’avère le plus significatif pour vous? Voici un extrait du livre de Pearson qui répond, à mon sens, à cette question de manière satisfaisante: «Lorsque nous passons notre temps à lutter et à nous dépasser pour une tâche que nous avons librement choisie, nous travaillons mieux et devenons plus productifs. Notre levier d’action s’en trouve allongé…C’est dans la recherche propre au monde de l’entreprise de découvrir autre chose, dans la lutte, que les individus peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes dans leur travail.»

Et nous voilà!🙂 Nous sommes à la fin de cet article dédié au livre IL EST TEMPS D’ENTREPRENDRE! de Taylor Pearson. Ma conclusion sera courte et brève.

Jamais dans l’histoire de l’humanité, la recherche du profit, du sens et de la liberté par l’intermédiaire de l’entrepreneuriat n’avait été aussi rentable et jamais ces trois objectifs ne s’étaient autant trouvé en synergie.

TAYLOR PEARSON

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